J’ai pris mon pied à Cahors,
Comme à notre habitude, j’arrive jeudi soir sur la Région Parisienne pour rejoindre William qui m’accompagnera durant cette nouvelle épreuve du championnat Supermotard.
De passage à la concession JP motos vendredi matin pour récupérer le fourgon et les pièces et nous voilà parti direction le Sud.
Nous arrivons dans la fin d’après midi, tout juste le temps d’aller faire quelques courses avant de se présenter aux contrôles administratif et technique.
Pour la première fois, nous sommes dans les temps.
Nous pouvons attaquer une bonne nuit de sommeil, la structure montée, nous sommes déjà prêt pour demain.
Samedi matin, essence, pression de pneus… tout est ok, William prend son rôle à la lettre et malgré nos débuts en championnat Supermotard nous sommes
dans le rythme avec pour objectif, notre première qualification en Prestige.
A peine j’arrive en pré grille que l’on nous annonce un retard.
En effet, la partie terre dessinée par un pilote de cross ne fait pas l’unanimité et pour la rendre plus accessible, elle doit être redessinée.
Je ne peux pas trop me prononcer. Je me suis lancé dans le supermot cette année, je ne m'attendais pas à n'avoir que de la piste, alors, je dois faire avec.
Voilà enfin notre tour. Je m’élance doucement pour observer cette piste dite très rapide.
Premier saut, et déjà une mauvaise réception. Je m’écrase lourdement sur le cale pied droit lorsque une douleur me lance très fort dans le pied.
Je pense à une entorse et continu mon chemin.
Je découvre alors la piste la plus rapide du championnat. Ma boite 4 vitesses est un peu juste dans la ligne droite, mais avec une bonne démultiplication, ça devrait le faire.
La partie terre quant à elle, est fidèle à se que l'on m'avait annoncer. Je n'y suis pas à l'aise, mais je suis là pour progresser.
En fin de séance je ne peux plus poser le pied au sol.
Le médecin me conseille d’aller faire une radio à l’hôpital.
Problème la qualification est dans 10 minutes.
Je décide alors de me rhabiller et tenter quelques tours afin d’assurer une qualification.
C’est chose faite, mais je sens bien que mon pied ne va pas mieux.
Ce serait une course de vitesse, je roulerais sanss soucis, là les sauts ne ménage pas mes appuis.
La course sera dure ce soir.
Il est plus de 17h, (plus de 6heures se sont écoulées depuis ma blessure) quand William me démarre la moto et m’accompagne sur la grille car je suis incapable de mettre le coup de kick.
Je réalise un très bon départ, et genou au sol je me place à l’extérieur pour sortir dans le groupe de tête.
Je préfère alors ralentir pour ne pas gêner à l’entrée du premier saut. Je ne sais pas trop comment ma cheville va réagir.
A peine 2 tours plus tard, je dois me résigner, la douleur est trop forte dans la partie terre.
2 heures plus tard, la structure est rangée, chargée dans le camion et nous prenons la route direction l’hôpital de Cahors.
Si on ne compte pas l’attente, il ne faudra pas attendre longtemps pour connaître le verdict !
Malléole cassée !