Roulage à Albacete avec le LMR

Publié le par Pierrot Lerat Vanstaen

undefinedCR Albacete

 

Premier roulages de la saison !

Après 15 jours de convalescence (opération de l'appendicite), me voici de retour sur les pistes.

Première séance de roulage tout d'abord avec le team Loïc Moto Racing en préparation des 24 heures du Mans.

C'est sur le circuit d'Albacete en Espagne que cette prise en main était prévue.

L'objectif de ce roulage était une découverte de l'équipe, du team, mise place d'une méthode de travail et dégrossissage de la moto.

Nous ne travaillerons finalement que sur ce dernier point.

Mercredi matin nous arrivons avec Mr Pavoine père et fils pour découvrir notre équipe.

La plupart des membres n'ayant pu se libérer, nous ne serons que 7 personnes pour ce roulage. 4 pilotes, le manager, un intendance et Mr Pavoine.

4 séances d'une heure par jour, sur 3 jours, ça nous laisse de quoi travailler et tenter de nombreux réglages pour une meilleure prise en main.

 

Malheureusement, le matériel tardant à arriver, nos motos ne sont ni pourvus du faisceau, ni d'échappement, ni de démultiplication racing. Tout est d'origine.

Seule évolution majeure, les suspensions Ohlins.

Nous ne pourrons donc travailler que sur la mise au point châssis, malgré quelques points négatifs.

La démultiplication d'origine perturbe les remises de gaz, et freinages, le faisceau d'origine ne nous permet pas de remonter le ralenti ce qui nous casse les virages...

Nous nous concentrons donc sur la découverte de notre châssis.

 

Pour un premier roulage, celui çi est forcement à l'envers complet mais un coup de clic par çi par là et nous progressons très vite le premier jour.

Nous sommes malgré tout très loin des chronos de courses, d'autant plus que nous faisons les réglages nous même !!

 undefined













Des pilotes qui ressentent les réactions du châssis et exploitent les mises au point de son technicien, c'est qu'ils remplissent leur fonction ; mais quand ils doivent en plus réfléchir pour faire eux même les mises au point, là faut s'attendre au pire.

 

Nous n'irons pas jusqu'au pire, mais plutôt que de faire des bêtises, je jouerai le second jour le rôle de technicien (le vrai n'ayant pu se déplacer en Espagne).

Je relève le défi malgré que cela ne soit pas trop ma fonction habituelle. Nous tenterons au mieux de progresser doucement pour ne pas s'affoler et partir dans de mauvaises voies.

 

Finalement ce n'est pas trop mal, puisque les 2 autres pilotes font progresser régulièrement leur chronos malgré un manque de sensations sur une 1000. (tous les 2 viennent du 600).

 

Dernier jour, je monte sur les 2 motos l'une après l'autre.

La première, avec laquelle je n'avais pas encore roulée, ne me convient pas réellement, mais on sent un potentiel.

Je pars alors avec la seconde. Et là, une catastrophe. Le feeling de mercredi est perdu.

Je fais remettre les réglages précédemment essayés mais pas mieux. Je ne me sens pas du tout.

Je rentre pour donner mon opinion. Amortisseur HS.

Il a beau être neuf comme me le précise le manager, je suis sûr de mon avis.

Après échange des deux amortisseurs entre deux séances, je repars essayer et là en moins de 2 tours, je valide mon premier avis.

 undefined

La moto a complètement changé de comportement.

Je propose alors aux deux autres pilotes d'essayer pour sentir la différence, mais leurs avis ne sont pas aussi francs !

Plutôt surpris par ce manque de ressenti, je remonte sur la moto et pars pour une série de 2 tours chronos.

Il ne m'en faudra pas plus pour améliorer mon chrono du premier jour malgré un pneu arrière en fin de vie qui me permettra plus de me remettre les sensations de la glisse en main que de faire un chrono.

Je descends de la moto content d'avoir pu faire avancer les choses, mais déçu d'avoir tourné en rond plus d'une journée autour d'un problème.

Je reste persuadé qu'avec un technicien à nos côtés, ce problème aurait était trouvé plus rapidement, et nous aurions pu progresser 2 fois plus vite.

Il nous reste maintenant peu de temps pour nous préparer pour la course mi avril et beaucoup de boulot en vue encore.

 

S'engager à une épreuve telle que les 24 heures du Mans peut paraître simple aux yeux de beaucoup de gens, mais il s'agit d'une course du championnat du Monde Endurance, et pour arriver à un minimum de prétention, il faut une sérieuse préparation.

Il reste moins de 2 mois pour être compétitif et tous les teams sont déjà en plein boulot.

Publié dans pierrotlerat

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article